Association Culture Bretagne
Biographie de Louis Guilloux
1899
15 janvier : naissance à Saint-Brieuc de Louis Guilloux, fils de Louis Marie Guilloux, cordonnier, qui sera à l’origine de la section socialiste de Saint-Brieuc, et de Philomène Marmier. Deux sœurs l’ont précédé, Marie et Charlotte, nées en 1895 et 1897.
1912
Entrée au lycée de Saint-Brieuc, grâce à l’obtention d’une bourse.
1914
13 juillet: Louis Guilloux embarque au port du Légué, sur le Devonia, pour un séjour de deux mois en Angleterre. Septembre : retour à Saint-Brieuc et rentrée scolaire au lycée Le Braz où l’on vient d’installer un hôpital militaire.
1916
Refusant d’être à charge, Louis Guilloux renonce à sa bourse et devient surveillant d’internat au lycée. Il noue une amitié profonde avec Georges Palante, professeur et philosophe.
1917
Il rencontre à la Bibliothèque municipale Jean Grenier, futur philosophe qui sera le professeur d’Albert Camus à Alger.
1917-1918
De l’automne 1917 à l’automne 1918, il occupe à Saint-Brieuc différents emplois qui ne l’intéressent guère.
1918
En octobre départ pour Paris où il va vivre quatre mois difficiles.
1919
Retour à Saint-Brieuc, Louis Guilloux travaille à une étude sur Georges Palante. Octobre : il est de nouveau à Paris. Il est répétiteur au collège Gerson jusqu’en juin 1920.
1920
Juillet : retour à Saint-Brieuc.
1920-1921
Il passe l’hiver à Lannion, chez Georges et Emilienne Robert, des amis de ses parents. Il est censé y préparer le baccalauréat. En fait il a commencé à écrire des contes, des nouvelles. Il a trouvé sa voie : il sera écrivain.
1921
Au printemps, retour à Paris. Plusieurs de ses contes et nouvelles sont publiés dans divers journaux. A l’automne, il devient secrétaire de René Jeanne, critique au Petit Journal.
1922
Au printemps, il entre comme traducteur d’anglais au journal L’Intransigeant. Il fréquente le groupe des vorticistes où l’ont introduit Jean Grenier et Henri Petit.
1924
12 août : mariage à Toulouse avec Renée Tricoire.
1925
Suicide de Georges Palante dans sa maison d'Hillion. Louis Guilloux continue à publier des nouvelles et des chroniques dans divers journaux.
1926
André Chamson l’introduit auprès de Daniel Halévy qui dirige la collection Les Cahiers verts chez Grasset. Désormais Louis Guilloux fréquentera les « samedis » de Daniel Halévy où il rencontrera de nombreuses personnalités du monde littéraire, commencement d’une amitié avec Max Jacob.
1927
Louis Guilloux publie son premier roman La Maison du peuple chez Grasset et reçoit la Bourse Blumenthal.
1928
Renée Guilloux, professeur de français, est nommée à Angers où le couple emménage.
1929
Publication des Lettres de Proudhon, choisies et annotées par Louis Guilloux et Daniel Halévy.
1930
Dossier confidentiel, roman, chez Grasset..
1931
Compagnons, chez Grasset.
Souvenirs sur Georges Palante, chez O.L.Aubert, éditeur à Saint-Brieuc.
1932
Retour à Saint-Brieuc du couple Guilloux qui s’installe 13 rue Lavoisier dans une maison qu’il vient de faire construire.
Hyménée
, roman, chez Grasset.
Le 2 octobre : naissance d’Yvonne, fille de Louis et Renée Guilloux.
Le Lecteur écrit, chez Gallimard.
1933
Entrée dans l’activité politique et sociale, Louis Guilloux prend part aux luttes bretonnes contre les ventes-saisies et aux actions en faveur des chômeurs.
1934
Angélina, roman, chez Grasset.
1935
Louis Guilloux accepte de prendre pour les Côtes-du-Nord la responsabilité du Secours rouge qui vient en aide aux chômeurs et aux premières vagues de réfugiés espagnols.
Juin : il participe au Congrès des écrivains pour la défense de la culture, organisé par l’A.E.A.R. (Association des écrivains et artistes révolutionnaires).
Octobre : Le Sang noir, roman, chez Gallimard, qui manque de peu le Goncourt et suscite, entre autres, l’admiration d’André Gide.
1936
Gide invite Louis Guilloux à participer à un voyage en U.R.S.S. avec Eugène Dabit, Jef Last et Jacques Schiffrin.
27 juin: ils embarquent à Londres pour Leningrad. Au retour, Gide publie Retour de l'U.R.S.S. très critique à l’égard du régime soviétique.
1937
Gide publie Retouches à mon Retour de l'U.R.S.S., plus critique encore. Louis Guilloux, engagé depuis peu comme critique littéraire au journal Ce Soir, est sollicité par Aragon et Bloch pour infirmer les accusations des deux livres de Gide. Il refuse et perd son emploi. A Saint-Brieuc, il s’occupe activement des réfugiés espagnols avec l’abbé Vallée, le pasteur Crespin, Yves Flouriot et Pierre Petit.
1940-1944
Louis Guilloux est confiné à Saint-Brieuc pendant l’Occupation. Sa maison sera un lieu de rencontres clandestin des responsables des réseaux de résistance.
1942
Le Pain des rêves, roman, chez Gallimard reçoit le Prix Populiste.
Décès de Louis Marie Guilloux, père de l’écrivain.
1943
Perquisition par la Milice de la maison de Louis Guilloux et arrestation d’Hélène Le Chevalier, jeune résistante communiste hébergée par l’écrivain.
1944
Août : libération de Saint-Brieuc. Louis Guilloux devient interprète auprès des tribunaux militaires américains.
1945
Il fait la connaissance d’Albert Camus. Une amitié indéfectible les unira jusqu’à la mort accidentelle de Camus en janvier 1960.
1948
Voyage en Algérie, à Sidi-Madani, où il rencontre Emmanuel Roblès, Mohammed Dib, Albert Camus.
1949
Le Jeu de patience, roman, chez Gallimard qui reçoit le Prix Renaudot.
Décès de Philomène Guilloux, mère de l’écrivain.
1950
Nombreux voyages à travers l’Europe.
1952
Absent de Paris, chez Gallimard, dédié à son ami Jean Grenier.
1954
Parpagnacco, chez Gallimard, roman.
1960
4 janvier : décès d’Albert Camus, dans un accident de voiture.
Les Batailles perdues, chez Gallimard, roman.
1961
Louis Guilloux, délégué par le H.C.R.(Haut Commissariat aux réfugiés), visite les camps établis en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
1962
Cripure, chez Gallimard, pièce tirée du Sang noir.
1967
Compagnons est adapté à la télévision. La pièce Cripure est créée par Marcel Maréchal au théâtre du Cothurne, à Lyon.
La Confrontation, chez Gallimard, roman.
A l’instigation d’André Malraux, son ami depuis 1935, alors ministre de la Culture, Louis Guilloux s’investit dans la création des Maisons de la culture.
1971
Décès de Jean Grenier.
1973
Louis Guilloux adapte pour la télévision Les Thibault, de Roger Martin du Gard.
La Bretagne que j’aime, éditions Sun, Paris.
1974
Le Pain des rêves est adapté à la télévision.
1975
Salido, suivi d’O.K. Joe!, chez Gallimard, récits.
1978
Coco perdu, chez Gallimard, récit.
Carnets 1921-1944, chez Gallimard, récit (parution du premier tome des Carnets, le second tome paraîtra en 1982).
1980
14 octobre : Décès de Louis Guilloux. Ses obsèques sont célébrées à la cathédrale Saint-Etienne en présence de très nombreux écrivains et personnalités.